Bienvenue sur "Crohn-Combat"

Bienvenue sur "Crohn-Combat"
Bienvenue sur "Crohn-Combat"

Bonjour tout le monde. Je suis un jeune crohneur qu'on dit sympathique et je fais de mon mieux pour être là pour tout ceux qui ont besoin de moi. Ma vie est banale, un peu comme la tienne. Je suis un mec habitant la Belgique et qui aime s'amuser. J'ai une grande passion dans ma vie : le chant. Grâce à cela, je peux m'évader, car ma vie n'est pas tout les jours facile à vivre. Je suis atteint par la maladie de Crohn. Un mal encore tellement méconnu par les gens. Mais qui vaut bien la peine que tu t'y attardes un peu pour en savoir plus... Allez, c'est parti, bienvenue dans l'univers des crohneurs!

# Posté le mercredi 27 juin 2007 10:40

Modifié le mercredi 17 septembre 2008 15:46

Crohn ? C'est quoi ?

Crohn ? C'est quoi ?
Crohn ? C'est quoi ?

La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire pouvant atteindre n'importe quel segment du tube digestif depuis la bouche jusqu'à l'anus. C'est une maladie chronique comportant des phases d'activité (ou « poussées ») d'intensité variable alternant avec des phases de rémission plus ou moins complète et prolongée. Elle a été décrite pour la première fois en 1932 par un médecin américain : Burril B Crohn.

La maladie peut intéresser simultanément ou successivement un ou plusieurs segments du tube digestif. Cependant elle siège le plus souvent sur le gros intestin ou côlon (il s'agit alors d'une colite : le suffixe -ite désignant une inflammation), sur la partie terminale de l'intestin grêle ou iléon (iléite) ou sur les 2 segments (iléo-colite).

Sa fréquence varie considérablement d'un pays à l'autre, le taux maximal se trouvant en Europe du Nord-Ouest et aux Etats-Unis. En France, la fréquence de la maladie de Crohn est variable selon les régions. Le nombre de nouveaux cas chaque année est compris entre 4 et 5 pour 100 000 habitants.

La maladie de Crohn affecte également les 2 sexes, sans doute un peu plus souvent la femme. Elle est souvent découverte entre 20 et 30 ans mais peut se révéler à tout âge. Sources : www.afa.asso.fr

# Posté le mercredi 27 juin 2007 10:52

Modifié le mercredi 12 septembre 2007 08:00

Un gène qui nous géne...

Un gène qui nous géne...
Un gène qui nous géne...

Quelle est la cause de la maladie de Crohn?

Elle est encore inconnue ; toutefois les recherches récentes permettent de mieux concevoir les mécanismes en cause dans cette affection :

- La maladie de Crohn n'est pas une maladie « héréditaire » au sens propre du terme, mais il existe un facteur génétique de prédisposition à la maladie, le gène NOD2 ou CARD16 sur le chromosome 16 du génome humain. D'autres gènes sont vraisemblablement impliqués dans la maladie, comme le laissent supposer les études en cours.

- Il existe d'autre part des anomalies du système immunitaire intestinal expliquant l'importance et surtout la pérénnisation de l'inflammation intestinale, mais on ne sait pas encore quel(s) facteur(s) déclenche(nt) cette réaction immunitaire.

- Le rôle d'un facteur alimentaire a souvent été évoqué mais jamais confirmé.

- La discussion reste ouverte quant au rôle d'un agent infectieux, viral ou bactérien, mais la maladie de Crohn n'est pas une maladie« contagieuse ».

- La flore bactérienne résidente dans l'intestin joue certainement un rôle.

- Il ne s'agit pas enfin d'une maladie « psychosomatique » même si des facteurs psychologiques peuvent moduler l'évolution de la maladie de Crohn, comme celle de beaucoup d'autres affections.

- Parmi les facteurs d'environnement le rôle nocif du tabac est clairement établi. Sources : www.afa.asso.fr

# Posté le mercredi 27 juin 2007 11:04

Modifié le lundi 24 septembre 2007 23:07

Diagnostic : Crohn

Diagnostic : Crohn
Diagnostic : Crohn

Comment fait-on le diagnostic
de la maladie de Crohn
?

Le diagnostic de maladie de Crohn repose sur un faisceau d'arguments cliniques et paracliniques (examens complémentaires). En effet aucun de ce éléments pris isolément ne permet de porter le diagnostic : il n'existe aucun test permettant d'affirmer à lui seul le diagnostic.

Votre médecin vous demandera de pratiquer des examens complémentaires : une prise de sang à la recherche de signes d'inflammation, d'anémie... et des examens radiographiques at/ou endoscopiques pour préciser l'aspect et l'étendue des lésions. L'intestin grêle est examiné par radiographie après ingestion d'une « bouillie » opaque aux rayons X (transit baryté) ; de même, après une préparation adéquate, le côlon peut être étudié par administration d'un lavement opaque aux rayons X (lavement baryté).

La coloscopie permet d'examiner directement la muqueuse du côlon et de la partie terminale de l'intestin grêle, et de faire des prélèvements (biopsies) qui seront étudiés au microscope ; après préparation convenable, pour vider le côlon des selles, elle est réalisée à l'aide d'un appareil souple contenant des fibres optiques introduit par voie anale.

Dans certains cas, malgré la pratique d'examens complémentaires, le diagnostic ne peut être posé lors de la première poussée. C'est l'évolution qui permet alors de trancher. Sources : www.afa.asso.fr

# Posté le mercredi 27 juin 2007 11:18

Modifié le mercredi 12 septembre 2007 08:02

Traitement médical ...

Traitement médical ...
Traitement médical ...

Quels sont les médicaments couramment utilisés dans la maladie de Crohn?

L'origine de la maladie de Crohn demeurant inconnue, le traitement médical a pour objectif la guérison de la poussée et le maintien de la rémission.

Les principaux médicaments utilisés sont les salicylés : Salazopyrine® et ses dérivés (Pentasa®, Rowasa®, Dipentum®), les corticoïdes (Cortancyl®, Solupred®)) et, plus récemment, un corticoïde d'action locale libéré au niveau de la partie terminale du grêle et du côlon droit (Entocort®) :

* La Salazopyrine® est une association d'un sulfamide et d'un composé proche de l'aspirine, le 5-ASA ; les dérivés de la Salazopyrine® ne comportent que du 5-ASA.

Ce groupe de médicaments est utilisé dans les poussées légères ou modérées de la maladie surtout de siège colique ou iléal terminal.

* Le traitement par les corticoïdes est utilisé dans les formes plus sévères. Il permet d'obtenir une rémission en 3 à 4 semaines dans plus de 90 % des cas. Il ne nécessite en général pas de régime sans sel sévère. Il peut s'accompagner d'effets secondaires (gonflements du visage, surcharge pondérale, hypertension artérielle, élévation de la glycémie) ; ils sont inconstants, modérés, réversibles à l'arrêt du traitement. Les corticoïdes peuvent aussi favoriser une décalcification, dont la maladie elle-même est aussi responsable.

Des traitements anti-infectieux (Flagyl®, Ciflox®, parfois Lamprène®) sont également utilisés en particulier pour les atteintes anales.

Lorsqu'il existe une corticodépendance, c'est-à-dire l'impossibilité de réduire les corticoïdes au-dessous d'une certaine dose « seuil » sans que réapparaissent les symptômes, ou lorsque le génie évolutif de la maladie est sévère, on peut avoir recours à un immunomodulateur (Imurel®, Purinéthol®, Méthotréxate®). Ceci impose une surveillance clinique et biologique régulière.

Des essais thérapeutiques rigoureux sont régulièrement entrepris avec de nouveaux médicaments. Certains sont dirigés de manière très « ciblée »contre des cytokines inflammatoires. Ces traitements dits « biologiques » sont utilises en cas d'échec des traitements usuels. Il en est ainsi du Remicade®, anticorps monoclonal chimérique dirige contre le TNFa.

Enfin, des techniques de nutrition assistée peuvent s'avérer utiles dans certaines formes de maladie.

Sources : www.afa.asso.fr

# Posté le mercredi 27 juin 2007 11:29

Modifié le mercredi 12 septembre 2007 08:05